L'écologie face à la guerre, un événement organisé par les Journalistes-écrivain·es pour la Nature et l’Ecologie (JNE) en collaboration avec l'Institut Momentum

L’histoire de l’écologie est liée à celle du pacifisme, à la lutte contre l’armement, et à une volonté de réduire la dépendance énergétique des pays industrialisés vis-à-vis des énergies fossiles. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, on découvre la dépendance de l’Union européenne au pétrole (27% des imports de l’UE), au charbon et au gaz russe. La sobriété se présente comme une posture de circonstance, une « écologie de guerre » qui s’inscrit dans une forme de réalisme stratégique, les économies d’énergie étant mobilisées selon une logique patriotique.
Inversement, la mainmise sur les ressources constitue un motif de conflits chroniques, en Afrique et ailleurs : c’est la « malédiction » des matières premières. Et le changement climatique est lui-même un multiplicateur de conflits. On assiste alors à l’imbrication en cours de plusieurs formes d’écologie, face à la guerre et face à l’addiction aux énergies fossiles et aux minerais, que ce débat et ses panélistes se proposeront de démêler.
L’annonce récente d’un budget colossal alloué aux armées françaises augure de la banalisation d’un état d’exception : l’armée mobilisée sur tous les fronts, notamment pour protéger des infrastructures cruciales, mais aussi pour intervenir dans le champ civil exposé aux ravages des dérèglements du climat.
Dans ce contexte, que devient la diplomatie de l’environnement ? La publication du premier volet du Sixième rapport du Giec a été occultée par le début de la guerre en Ukraine, dans un contexte de rebond des gaz à effet de serre.

Où :
L’Académie du Climat, 2 place Baudoyer, Paris 4e
– salle des mariages (2e étage) 

Ou suivre le débat en direct sur la chaîne YouTube des JNE ici.

Tout public – places limitées, inscription obligatoire à contact@jne-asso.net

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